Madaba

Mentionnée dans la Bible sous le nom de Medeba dans le récit de Moïse et de l'Exode (Num. 21:30; Josh. 13:9), Madaba était une ville Moabite près de la frontière d'Ammon qui changea de mains à plusieurs reprises, lorsqu'elle fut capturée par les Amorites ou les Israélites. C'est l'une des villes citées sur la stèle de Mesha, ou la pierre moabite, qui contait les exploits de Mesha, roi de Moab au milieu du IXème siècle avant JC. On y parle de la prise de Madaba (ainsi que d'autres lieux) alors aux mains des Israélites et de sa reconstruction. Plus tard, Madaba fit partie du royaume nabatéen et, après l'annexion romaine de 106, c'était une ville de province en plein essor dans la Province d'Arabie, ornée de beaux édifices, de temples et de rues à colonnades.
Â
Madaba est parmi les lieux saints, où le christianisme s’y installa fermement. Madaba devint alors un siège épiscopal. En 451, l’évêque prit part au Concile œcuménique de l'église à Chalcédoine. Durant cette période, et particulièrement au VIème siècle, Madaba était le centre d'une école de mosaïque, ce qui explique le grand nombre de mosaïques qui ornaient les églises.
Â
Elle demeura ainsi jusqu'en 1881 lorsque trois tribus chrétiennes qui avaient quitté Karak après une dispute avec les autres tribus, s'installa parmi les ruines. Leur culture des terres environnantes créa d'inévitables tensions avec les Bani Sakhr qui réclamèrent leur part de récoltes. Mais avec l'aide des églises grecques orthodoxes et catholiques, ainsi que les autorités ottomanes, et dans certains cas avec des compensations payées aux bédouins, les colons purent bientôt cultiver le blé et l'orge, faire paître les troupeaux de moutons et de chèvres et vivre en paix avec leurs voisins. La population est maintenant un mélange de Chrétiens et de Musulmans.
Â
Â
Ce sont ces 1881 colons qui ont, au cours de la construction du nouveau village parmi les ruines antiques, découvert les mosaïques enfouies sous les décombres et qui les ont intégrées dans leurs nouvelles maisons et les églises. La plus célèbre est la carte unique (mais maintenant partielle) de la Terre Sainte dans l'église grecque orthodoxe de Saint-Georges.














